L'Île Aux Fleurs - Court métrage : documentaire

L'Île aux fleurs (Ilha das Flores) est un court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado, sorti en 1989.

Synopsis :

Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 13 millions de Brésiliens sous-alimentés.

# Posté le vendredi 06 mars 2009 14:51

Mes bons conseils : Devenez riche !

Comment faire pour être milliardaire ?

C'est simple gratte un milliardaire.


Oû trouver de l'argent ?

C'est simple dans les banques, il y en a pas mal ou dans des minerais d'argents.


Comment fait on pour gagner un peu d'argent ?

C'est simple tu peux vendre des cacahuètes dans le métro à la sauvette, tu peux mettre un cadavre de rat dans la poche gauche (pour la chance), tu peux installer une raffinerie de pétrole dans ton jardin, tu peux devenir un cobaye dans un chic laboratoire scientifique, tu peux chercher par terre en fin de journée après un festival, un marché, une fête marchande etc...


Comment faire des économies ?

Devenez un radin fini, lorsque quelqu'un débarque chez vous offrez a boire un verre d'eau grâce à votre pluviomètre, vous tirez la chasse d'eau une fois par mois, pourquoi vouloir changer votre brosse à dents alors que vous en avez une qui vous fait quelques années, quand vous allez chez des amis profitant pour prendre quelques morceaux de sucre pour les ramenez chez vous etc...


Comment devenir riche rapidement ?

C'est simple envoie moi 20 euros et tu as la réponse par mail, garantie et efficacité !



Pour vous servir, votre humble serviteur Gloven

PS : A prendre au 2nd degré, je me moque de personne. Notez que je me contente de répondre aux questions ^^

# Posté le vendredi 10 avril 2009 19:45

Modifié le vendredi 17 avril 2009 14:19

Shibuya, le plus fidèle des chiens

Shibuya, le plus fidèle des chiens
C'est une statue chère aux habitants de Tokyo, qui symbolise la fidélité.


Une statue, ainsi qu'une stèle collée sur un mur de la gare de Shibuya, rend hommage à un chien de la race Akita qui naquit en 1923 dans la ville d'Odate (au nord du département d'Akita).

Il fut adopté à l'âge de deux mois par un professeur de l'université de Tôkyô, Dr Eizaburo Ueno, qui habitait dans le quartier de Shibuya.
Le chien, nommé Hachi, avait l'habitude d'accompagner son maître jusqu'à la gare chaque matin et de venir l'accueillir devant la gare tous les soirs.
En mai 1925, alors qu'il travaillait à l'université, le professeur Ueno mourut d'une crise cardiaque.
Le chien vint comme chaque soir à la rencontre de son maître devant la gare de Shibuya et l'attendit jusquà la nuit tombée. Des amis du professeur vinrent le chercher et l'enmenèrent avec eux à plusieurs kilomètres de là. Mais le chien s'échappa le jour suivant pour aller accompagner son maître à la gare. Et il continua de longues années durant à venir à la rencontre de son maître devant la gare de Shibuya.

Les gens du quartier furent si impressionnés par la fidélité indéfectible du chien qu'ils commencèrent à lui offrir de la nourriture et de l'eau. Rapidement la renommée du chien s'étendit au-delà de Tôkyô et il ne devint pas rare de voir arriver des touristes de province juste pour avoir le privilège de voir et toucher Chûken Hachiko (Hachiko le chien fidèle).

Les années passèrent et Hachiko, accablé par de l'arthrite, fut bientôt incapable de marcher.
Il continua cependant à venir régulièrement devant la gare de Shibuya où le 7 mars 1935 on le retrouva mort à l'endroit exact où il avait l'habitude d'attendre son maître, le professeur Ueno.
Une statue en bronze d'Hachiko, oeuvre du sculpteur Teru Ando, fut érigée en 1935 devant la gare de Shibuya. Elle fut malheureusement fondue pendant la seconde guerre mondiale pour les besoins de l'effort de guerre de l'armée impériale. En 1948, Takeshi Ando, le fils de Teru Ando, mort pendant la guerre, fut désigné pour façonner une réplique de l'ancienne statue. C'est cette nouvelle statue que l'on trouve aujourd'hui devant la gare de Shibuya à l'endroit même où Hachiko avait l'habitude d'attendre son maître.

Chaque année, le 7 mars, une fête (Chûken Hachiko matsuri) est organisée devant la statue d'Hachiko en l'honneur du chien fidèle, symbole de loyauté.


Anecdote :
Hachikō est aussi le surnom d'une des deux colocataires dans le Manga et l'anime Nana, en référence à son comportement de chien fidèle. On l'utilise aussi dans un mangas : " Gals "

Plus d'info Wikipedia

# Posté le mercredi 15 avril 2009 12:45

Modifié le vendredi 17 avril 2009 14:18

Comment transformer une voiture en crêpe avec une roquette [Mythbusters]

Dans ce qui est certainement le test Mythbusters le plus incendiaire à ce jour, l'équipe de la célèbre émission a essayé d'aplatir une voiture comme une crêpe à l'aide... d'une roquette lancée à 1100 km/h.


Mythbusters est une émission américaine de vulgarisation scientifique animée par deux spécialistes en effets spéciaux, Adam Savage et Jamie Hyneman. Dernièrement, ils se sont attaqués à la plausibilité d'une légende urbaine à propos d'une voiture écrasée entre deux camions. Histoire de mettre un peu d'action dans leur analyse, ils ont utilisé des fusées pour simuler l'écrasement d'un véhicule. La séquence au ralenti est tout simplement... impressionnante !

Reste que le mythe suppose que les deux camions soient relativement peu abimés par l'impact, contrairement au véhicule qui se retrouve aplati entre les deux, ce qui est improbable.


J'adore Mythbusters ^^, pour information elle est diffusé sur Discovery Channel.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 12:57

Modifié le vendredi 17 avril 2009 14:22

John Lennon - Imagine

Imagine (Imaginez)

Imaginez qu'il n'y a aucun Paradis,
C'est facile si vous essayez,
Aucun enfer en dessous de nous,
Au dessus de nous seulement le ciel,
Imaginez tous les gens,
Vivant pour aujourd'hui...


Imaginez qu'il n'y a aucun pays,
Ce n'est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imaginez tous les gens,
Vivant leurs vies dans la paix...


Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni


Imaginez aucunes possessions,
Je me demande si vous le pouvez,
Aucun besoin d'avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imaginez tous les gens,
Partageant tout le monde...


Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni

# Posté le vendredi 01 mai 2009 16:21

Petite histoire du Japon

Petite histoire du Japon


Pendant des millénaires, le Japon a vécu en vase clos, au rythme de ses traditions et de ses propres ressources. Outre quelques échanges avec la Chine, la Corée et la Hollande, le Japon a fermé ses frontières au monde entier (particulièrement aux envahisseurs français, espagnols et portugais) jusqu'à la moitié du 19e siècle, afin de se soustraire aux méfaits d'un christianisme démesuré et fanatique. Puis, en 1854, sous la menace d'une flotte américaine, le Japon signe un traité commercial avec les États-Unis. Le traité s'élargira ensuite à plusieurs autres pays occidentaux. Le pays étant dirigé par l'empereur et les shoguns (qui sont également des samouraïs) depuis des siècles, change sa politique gouvernementale autour de 1867 et met fin au shogunat. L'empereur dirige alors réellement le pays. Puis en 1946, l'empereur Hirohito renonce à son droit divin et instaure une constitution. Le Japon devient alors une vraie démocratie.

Après sa participation aux côtés des alliés lors de la première guerre mondiale, l'essor du Japon comme puissance militaire et économique, a été des plus fulgurants. Toutefois, sa participation à la seconde guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne et de l'Italie et son attaque contre la base américaine de Pearl Harbor lui vaudront de perdre des plumes, notamment avec la réplique des américains et les désastres de la bombe atomique. Mais le Japon, fier et persévérant, se relève, signe de nouveaux traités avec les États-Unis et devient rapidement l'une des plus grandes puissances mondiales actuelles.

# Posté le samedi 09 mai 2009 21:08

Cyrano de Bergerac

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... oh ! Dieu ! bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :

Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse : Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
[...]Tendre : « faites-lui faire un petit parasol,de peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
[...]Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
[...]Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »



Ci dessous, l'Extrait du Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand avec Daniel Sorano. (film français, 1960)

# Posté le mardi 12 mai 2009 17:00

Modifié le samedi 16 mai 2009 16:40

Pourquoi un Vainqueur et Vaincu ? Pourquoi donc ?

Pendant la deuxième guerre mondiale, lors de la bataille du Pacifique, un navire de guerre
américain est attaqué par l'ennemi. Il s'échoue sur une île inconnue; l'équipage survivant
est accueilli par les habitants de cette île dont la civilisation est restée très proche de l'état
de nature. Les rescapés, pour ne pas s'ennuyer, apprennent à leurs hôtes à jouer au
football. Quelque temps après, un porte-avions américain revient chercher les survivants
qui retournent se battre jusqu'à la fin de la guerre. Parmi eux, certains décident de
retourner sur cette île où ils avaient connu le bonheur. Après la joie des retrouvailles, ils
sont invités à assister à un match de football.





La rencontre oppose l'équipe de l'Est à celle de l'Ouest, deux villes de l'île. Superbe, dramatique, élégante, elle s'achève sur le résultat de trois buts à un, au
bout de quatre-vingt-dix minutes. Les matelots se lèvent alors pour quitter le
spectacle et rentrer dormir. C'était le soir. Mais non, mais non, clame la foule, qui les
fait rasseoir, ce n'est pas fini.
La partie reprend de plus belle et, sous des torches vives, se prolonge la nuit. Le
temps passe et les anciens matelots ne comprennent plus : exténués, hors de
souffle, les joueurs tombent les uns après les autres, jambes dévorées de crampes.
Mais, têtue, la rencontre continue. Chaque équipe marque et, vers les petites heures
de l'aube, on en est à huit à sept. Cela devient ennuyeux.
Tout à coup, la population se lève, agite bras et mains, hurle sa joie, tout prend fin:
le but de l'égalisation vient d'être tiré à bout portant par un avant qu'on porte en
triomphe autour du terrain. Chacun crie : huit à huit, huit à huit, huit à huit !
Ensommeillés, abasourdis, incapables de saisir clairement l'événement, les matelots
regagnent en hâte leurs cases pour se coucher.
Quelques heures après, les palabres vont leur train. Stratégie, tournois, résultats,
on reprend les conversations d'autrefois. Et peu à peu la vérité se fait jour.
Les naturels (1) jouaient au même jeu que naguère, avec des équipes comprenant
le même nombre d'hommes sur des terrains de même forme, mais ils avaient changé
une règle, une seule petite règle.
- Une partie s'achève quand une équipe gagne et que l'autre perd, et seulement
dans ce cas-là ! disent les marins. Il faut un vainqueur et un vaincu.
- Non, non, prétendent les insulaires (2).
- Comment départager alors vos équipes ? demandent les matelots.
- Que signifie ce mot dans votre dialecte?
- Une différence de but.
- Nous ne comprenons pas vos idées. Quand vous découpez une galette selon le
nombre de ceux qui sont assis autour du four, ne la partagez-vous pas ?...
- Certes.
- . . . et chacun en mange une partie, n'est-ce pas ?
- Sûrement.
- Cette galette, avez-vous jamais l'idée de la départager ?
- Cela ne voudrait rien dire, protestent les marins à leur tour, bâbordais résolument
ou tribordais (3) de toujours.
- Mais si, comme au football. Quelqu'un la mangera tout entière et les autres ne
mangeront rien, si vous la départagez.
Les visages pâles, interloqués, se taisent.
- Pourquoi les équipes se départageraient-elles ?
- ...
- Nous ne comprenons pas cela qui n'est ni juste ni humain, puisque l'une l'emporte
sur l'autre. Alors nous jouons le temps du jeu que vous nous avez appris. Si à la fin le
résultat se trouve nul, la partie s'achève sur le vrai partage.
-...
- Sinon les deux équipes, comme vous le dites, sont départagées, chose injuste et
barbare. À quoi bon humilier des vaincus si l'on veut passer, comme vous, pour
civilisé ?
[...]
Dans les vents qui les ramenaient vers leur ville et leur famille, parmi le
balancement régulier des hamacs, en équilibre doux dans le berceau de la houle, les
matelots songeaient à cette terre singulière, île nulle ou tierce (4), absente des cartes
marines. Ils palabraient, couchés, les mains sous la nuque :
- Dis, la dernière guerre, nous l'avons gagnée, n'est-ce pas ?
- Certes.
- À Hiroshima ?
- ...
- Gagnée, vraiment ?

Michel SERRES, Le Tiers-Instruit, 1991.



(1) les naturels : les habitants de l'île.
(2) les insulaires : les habitants de l'île.
(3) bâbordais : homme d'équipage travaillant sur la partie gauche du navire.
tribordais : homme d'équipage travaillant sur la partie droite du navire.
L'expression signifie que les marins sont attachés à l'ordre des choses ; ils
n'apprécient pas ce qui remet en cause leurs habitudes.
(4) tierce : inconnue.

# Posté le samedi 16 mai 2009 16:15

Modifié le samedi 16 mai 2009 16:32

Le pays des samouraïs

Le pays des samouraïs


La naissance des samouraïs, dans le Japon du 12e siècle, représente également la naissance de l'une des incarnations les plus puissantes de l'héroïsme masculin. D'abord initiée comme milice spéciale pour protéger le nord de Honshu, alors menacée par les rebelles, les samouraïs ont rapidement tiré parti de leur discipline et de leur force de frappe. Leurs maîtres d'armes les pliant à un code d'honneur et de vertus irréprochable, les guerriers samouraïs ont imposé partout à travers le pays la loi du sabre. Bientôt, les empereurs ont fait appel à leur science du combat ainsi qu'à l'efficacité de leur entraînement pour défendre le royaume. Ces guerriers sont instruits et en temps de paix, ils occupent des fonctions administratives pour le suzerain.


C'est au 17e siècle que le samouraï Taïra Shigésuké a rédigé un code d'honneur du samouraï comprenant 47 principes à respecter. Cependant, c'est au 20e siècle que l'on publia l'ouvrage le plus respecté à titre de code de conduite morale du samouraï, le Hagakure, écrit autour de 1712 par le guerrier Jocho Yamamoto. Ce que l'on appelle la voie du guerrier (Bushidô), ou le traditionnel suicide (Seppuku) pour racheter l'honneur perdu sont des enseignements essentiels dans la pratique du samouraï. Ces chevaliers d'Asie recrutaient la plupart de leurs soldats dans les rangs de la noblesse. Toutefois, certains d'entre eux ne se ralliaient pas à un empereur et faisaient cavalier seul. On leur donnait le nom de Ronin et ils faisaient figure de mercenaires parmi leurs semblables.

L'armure du samouraï se composait d'un assemblage de plaques reliées par des lanières de cuir et d'un plastron qui protégeait le corps des assauts adverses. Le guerrier arborait deux sabres : un plus petit, le Wakizashi (lequel servait bien souvent à s'enlever la vie pour échapper au déshonneur lors d'un combat) et un plus long, le Katana, cette épée mythique que les légendes japonaises considèrent comme étant l'âme du samouraï.


La fin des samouraïs :

La restauration de Meiji (1868) est à l'origine de la suppression de la classe des samouraïs en 1871 : les daimyo doivent restituer leurs terres à l'empereur, tandis que le port des deux sabres est interdit. En échange de leurs terres confisquées, ces anciens nobles d'épée reçoivent une pension généralement équivalente, avant de se fondre dans la population érudite et avide de transformation du début de l'ère Meiji (1868-1912).
Depuis que le Japon s'est ouvert à l'occidentalisation, les samouraïs ont totalement perdu leurs fonctions premières.

# Posté le samedi 23 mai 2009 06:11

Modifié le lundi 25 mai 2009 14:48

Le bushido ou La voie des guerriers

Le bushido ou La voie des guerriers



Le samouraï est soumis au bushido qui exige une dévotion entière à la vie militaire. Ce code fait de la souffrance physique une règle et de la mort au combat en héros le but le plus noble.

Il a l'obligation absolue de fidélité à ses supérieurs, à l'empereur et surtout au shogun. S'il est fait prisonnier, le samouraï choisit le suicide plutôt que le déshonneur.

Le rituel du seppuku est connu : le samouraï s'ouvre le ventre puis une personne de confiance, souvent son meilleur ami, lui tranche la tête. Cette personne devait être un sabreur émérite car il ne devait absolument pas rater sa frappe.

Un samouraï n'a pas le droit de travailler. Il doit se consacrer uniquement à des tâches nobles, c'est-à-dire faire la guerre.

Au combat, le samouraï emporte souvent la tête de son ennemi. Le Katana est également destiné à ce sinistre usage. Le Samouraï travaillait, et était payé par son seigneur. Mieux il travaillait, mieux il était payé.

Le fait de trancher la tête d'un ennemi vaincu permettait d'apporter une preuve de victoire à son seigneur, pour justement être payé plus.

Le masque qu'il porte est censé intimider l'adversaire par des expressions menaçantes.

Il vit pour la guerre et comme le prescrit le bushido : » un samouraï doit vivre et mourir l'épée à la
main ».

Le pouvoir des samouraïs est resté entier jusqu'en 1600. Puis, les shoguns de la famille des Tokugawa instaurent la paix.
Les samouraïs perdent alors progressivement leur raison d'être.

Suite aux nombreuses batailles, les samouraïs sans seigneurs (ou rônins = homme vague) arpentaient les chemins et louaient leurs services au plus offrant. D'autres furent obligés de travailler aux champs ou en tant qu'artisans, dans une extrême pauvreté, tout en gardant tout de même leur statut de samouraï, qui les place dans le japon féodal au dessus des paysans et des marchands.

En 1600, éclate la guerre de Sekigahara, faisant s'affronter les deux plus grands clans ayant pris le dessus ; les Tokugawa et Toyotomi.

La bataille est gagnée par Tokugawa Ieyasu qui se proclame à son tour Shogun et commence à diriger le pays, à présent unifié. Il désarma alors la population, interdit les armes à feu qui l'avaient fait gagner à Sekigahara et ferma le pays aux étrangers. S'en suit une période paix de plus de 250 ans ; la « Pax Tokugawa ».

Les Bushi, n'ayant plus de raisons de se battre, deviennent alors des notables dont les taches sont essentiellement administratives au sein de leurs clans. Ils deviennent les Samouraï, en référence au mot « Saburai » (celui qui sert, utilisé à l'époque des Bushi).

Pour que les valeurs militaires perdurent à présent qu'ils ne sont plus des guerriers, un code d'honneur fut créé à leur intention pour les guider sur la meilleure façon d'être Samouraï : le Bushido.

Toute la population étant désarmée, les Samouraï sont les seuls à pouvoir porter le Daisho, les deux sabres.

Mais à la fin du 19e siècle, les bateaux américains du Commodore Perry vont obliger, manu militari, grâce à leurs canons, le Shogunat à rouvrir le pays. Les partisans de l'empereur, aidés par les Américains, vont alors tenter de remettre celui-ci sur le trône en affrontant les partisans du Shogun, aidés eux, et on ne le sait pas assez, par les français ! (Et oui, en fait le personnage incarné par Tom Cruise dans le film « Le dernier Samouraï » est en fait un Capitaine français, Jules Brunet, et non Américain...).

Le Shogunat est vaincu et l'empereur restauré. La caste des Samouraï est alors dissoute et le port des sabres interdit.

# Posté le lundi 25 mai 2009 12:44