Les Ninjas. Des Guerriers de l'ombre

Les Ninjas. Des Guerriers de l’ombre
L'origine des ninjas

Les ninjas apparaissent pour la première fois à la fin de la période Heian, au XIIe siècle. Ces hommes formaient une classe de combattants comparable à celle des samouraïs.

A cette époque, des villages se font remarquer par une habilité au combat hors du commun. Leurs origines sont incertaines.
Peut-être que ces populations étaient originaires de Chine. Certains historiens pensent que les ninjas descendraient directement du dernier héritier de la dynastie Qin, renversé en 206 avant notre ère.
Chassées de Chine, ces populations se seraient installées au sud de Kyoto. C'est là que dans l'isolement des montagnes escarpées de l'Iga, elles auraient fondé le clan des Hattori au sein duquel les secrets de l'art ninja se sont transmis de génération en génération.

L'art d'être un ninja

Dès l'âge de 5 ou 6 ans, les enfants étaient soumis à un entraînement physique et psychologique éprouvant.
Le jeune ninja apprenait à maîtriser son corps. Il s'exerçait à l'endurance, devait pouvoir nager en apnée pendant de longues minutes, être agile et rapide.

Il devait également apprendre à supporter la douleur, le manque de sommeil, la faim et les températures extrêmes.

L'art de la simulation était une spécialité des ninjas. Affublés des déguisements les plus variés, ils devaient pouvoir s'introduire chez n'importe quel ennemi.

De nuit, ils revêtaient un vêtement noir qui est d'ailleurs demeuré leur signe distinctif. Ils utilisaient des armes efficaces.
Aux sabres et poignards, ils ajoutaient des poisons, des shûko (griffes de fer), des shuriken (étoiles tranchantes à 4, 6, 8 ou 10 pointes).

Pour escalader murs et pentes, ils utilisaient le shinobi kumade, un outil fait de corde et de bambou, doté d'un fort crochet.
Enfin, pour couvrir leur éventuelle fuite, ils utilisaient des makibisi, clous à plusieurs pointes qui traversaient les sandales des poursuivants.

Une fois leur apprentissage achevé, les ninjas devaient se soumettre à une stricte hiérarchie en trois grades :

* Les jônin, composés des éléments les plus expérimentés, chargés d'élaborer les plans d'action
* Les chûnin qui préparaient les interventions
* Les genin, des exécutants


Guerriers ou bandits ?

Les ninjas furent tout d'abord utilisés par les daimyo, les seigneurs, comme espions et assassins.
Durant l'ère Sengoku (1467-1568), le Japon se divise en clans rivaux et les seigneurs se livrent à des guerres sans merci.
Dans ces luttes féodales, les ninjas sont des armes efficaces.

Leur apparence modeste les distingue des samouraïs. Contrairement à ces derniers, les ninjas sont plus utilisés comme espions que comme guerriers.
Ce sont les agents secrets du Moyen Âge japonais.

A partir de la fin du XVIe siècle, les guerres féodales s'achèvent. L'ordre étant rétabli, nul n'a plus besoin des ninjas.
Ils se font alors brigands et assassins. Ils sont si redoutables qu'en 1581, la région de l'Iga doit être reprise par l'armée.
Il ne faut pas moins de 46 000 hommes pour venir à bout d'environ 4 000 ninjas.

Les ninjas sont alors anéantis mais ils continuent à alimenter l'imaginaire.

# Posté le mardi 26 mai 2009 12:44

Little Miss Sunshine (un film que j'adore ^^)

Synopsis :
L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé (Combi) : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...

En savoir plus sur Allociné


Ma citation préféré de ce film : (cliquer sur l'image pour zoomer)
Little Miss Sunshine (un film que j'adore ^^)

# Posté le dimanche 07 juin 2009 15:20

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 07:47

Le Dictateur de Charles Chaplin (sorti usa : 15 octobre 1940 et fr en 1945)

Synopsis :

Dans le ghetto juif vit un petit barbier qui ressemble énormément à Adenoid Hynkel, le dictateur de Tomania qui a décidé l'extermination du peuple juif. Au cours d'une rafle, le barbier est arrêté en compagnie de Schultz, un farouche adversaire d'Hynkel...



Je vous mets à disposition à un passage qui ma bien fait rire, Ah l'Allemand et sa langue ^^ et que dire de ces ambitions, farfelux ^^
Par contre, je ne vous mets pas la moral final de ce film qui est fabuleuse ! Mais, une critique que j'ai relevé ici (http://www.artcinema.org/spip.php?article54)

Si non, c'est un très bon film avec une pointe d'humour et un grand message à transmettre :)


La volonté didactique de Charlie Chaplin dans "Le Dictaeur" paraît évidente. Il suffit de revoir le discours qui clôt le film : il est clair qu'il excède la diégèse, qu'il n'est pas uniquement destiné aux soldats représentés par le film, mais qu'il s'adresse directement à l'humanité toute entière, qui constitue à l'époque le public de Charlie Chaplin.
Hors situation, ou en marge de celle-ci, ce discours réussit le tour de force de suspendre le film, de nous en faire oublier l'anecdote (qu'il clôt sans la résoudre) et d'éviter la rencontre (l'affrontement ?) Hynkel/Charlot que nous attendions tous. Cette rencontre aura lieu en fait par le biais de ce discours, mais ce dernier nous renvoie surtout au défi que Chaplin lance à Hitler plus qu'au rapport entre les deux personnages du film.

Il semble en outre que ce discours déborde largement la simple volonté de donner une leçon, et qu'au-delà de ce qu'il dit, il dépasse le cadre même du film pour s'inscrire comme un geste exemplaire (définitif ?) du personnage de Charlot. Huit minutes de discours pacifique et humaniste asséné avec une force de conviction qui déclenche autant d'enthousiasme que les discours guerriers du dictateur du film.


Autour du film :


Le symbole nazi (la croix gammée) n'apparaît à aucun moment mais est remplacée (notamment sur les drapeaux et les brassards) par la double croix, autre évocation du régime nazi. En anglais, double cross renvoie aux notions de trahison ou traîtrise, ainsi qu'à une opération de contre-espionnage à l'initiative des Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale.

Chaplin subit des pressions de United Artists à propos de ce film politiquement sensible (les États-Unis n'étaient pas encore engagés dans le conflit mondial à cette époque), mais il sortit néanmoins 6 mois après la fin du tournage.

Le film fut censuré en Espagne (jusqu'en 1975), en Allemagne (jusqu'en 1945; date de sortie 1958 !) et en Irlande.


Anecdotes sur Chaplin :

Lorsqu'il rencontre Albert Einstein en 1931 ,et qu'ensemble ils sont applaudis par les gens qui les entourent, Chaplin dit à Einstein: "ils vous applaudissent parce que personne ne vous comprend, et moi , ils m'applaudissent parce que tout le monde me comprend !"

Lors d'un concours de sosies de Charlie Chaplin organisé à Monaco, le cinéaste se présente incognito. Il se classera troisième.

En 1954, il a donné 2 000 000 de francs à L'Abbé Pierre soit environ 45700 euros, voici ce qu'il a dit :
« Je vous devais des millions; je ne les donne pas, je les rends. Ils appartiennent au vagabond que j'ai incarné. Ce n'est que le juste retour des choses »


# Posté le mardi 30 juin 2009 09:45

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 18:31

L'openning de Death Note, très phylosophique, ou pas !

Pour tout ceux qui connaissent ou pas la signification du générique, regarder la vidéo, sa en vaut la peine ^^

Vive les génériques Misheard ! Ce qui veut dire en français "Mal entendu". Donc, on place des faux sous-titre mal interprété, tout simplement ^^.


Aller voir aussi :

Dragon Ball Z :
http://www.youtube.com/watch?v=LfiunbzxXXo

Star Wars Duel of Fates :
http://www.youtube.com/watch?v=0ICihp69Oc4

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 09:02

Modifié le mardi 14 juillet 2009 17:55

Noël et le nouvel an japonais

Noël

On dit que le Noël occidental perd, depuis quelques années, de plus en plus son sens religieux, se transformant en une fête païenne, pour ne pas dire commercial.

En revanche, de sens religieux, Noël n'en a jamais eu au Japon. Et pour cause, dans un pays de cultes shinto et boudhique (voir rubrique "La Religion au Japon" pour plus d'informations"), où cette fête d'origine chrétienne a été introduite pendant l'ère Meiji.

A ce moment là, le Japon commençait lentement à se réouvrir sur le monde. Aussi, le port de Kobe accueillait un certain nombre d'occidentals, qui fêtaient naturellement Noël. Pour les besoins de décoration de cette fête, ceux-ci faisaient appel aux artisans locaux, leur achetant des objets habituellement réservés aux célébrations boudhistes.

La popularité de ces décorations d'un nouveau type fut telle qu'elle se retrouvèrent bientôt sur les arbres de Noël... en Amérique !

Ensuite, la curiosité des japonais et le mercantilisme aidant, la célébration de Noël se transmi lentement à travers le Japon. Mais toujours très futilement, sans aucune compréhension religieuse, car la chrétienneté ne s'est jamais répandue dans l'archipel.

On retrouve bien cette attitude dans la manière actuelle des japonais de fêter Noël. C'est en effet une fête essentiellement pour les couples, l'occasion de sortir au restaurant ou, pour certaines familles, de faire des cadeaux aux enfants autour d'un "gâteau de Noël" (tout ce qu'il y a en fait de plus banal pour un occidental).



Le Nouvel An


La confusion est souvent faite : le nouvel an japonais n'a rien à voir avec le nouvel an chinois.

En fait, les japonais utilisant le calendrier occidental, leur nouvel an corrrespond évidemment au nôtre ! Encore une fois, l'ère Meiji fournit l'explication de ce singularisme en Asie : l'ouverture sur le monde, pour des raisons économiques, a imposé l'adoption du calendrier grégorien en 1872 et l'abandon (du moins pour une utilisation courante) du calendrier japonais - très complexe et basé sur des ères (chaque ère correspondant au règne d'un empereur) et les phases lunaires et solaires d'inspiration chinoise.

Les fêtes de ce calendrier ancien sont encore célébrées sur des petites îles du sud, voisines d'Okinawa.
Et bien sûr dans des pays comme la Chine, Taiwan et la Thailande.

Bien que globalement similaire, ce nouvel an comporte bien quelques particularités japonaises, qui font qu'il est connoté de significations religieuses.

Donc, la célébration du nouvel an s'étale sur trois jours fériés au Japon. On va au sanctuaire shinto pour les prières et les cérémonies, et on prépare un grand repas en famille pour le réveillon. (voir photo ci dessous)

Le repas se compose de mets, dont chacun comporte une signification positive. Par exemple, la racine de Lotus comporte naturellement un grand nombre de trous, à travers lesquels on peut voir : pour voir le futur à venir dans le nouvel an. Autre exemple : le gâteau de riz Mochi, très élastique, donc long : pour symboliser une longue vie. Ou encore les haricots "mame", à l'origine de l'adjectif "mamemameshi", signifiant "assiduité au travail" : un bon présage pour une situation professionnelle.

A cette occasion aussi, les enfant reçoivent une somme d'argent, geste en relation avec le shinto et le partage des récoltes entre les parents et les enfants.


Ainsi, chose amusante, la nature des célébrations est singulièrement inversée avec le monde occidental : un noël religieux et un nouvel an païen en occident, un noël païen et un nouvel an religieux au Japon.



Noël et le nouvel an japonais

# Posté le mardi 14 juillet 2009 17:28

La Saint-Valentin japonaise, et le White Day

Le 14 février, la coutume au Japon est des plus surprenantes : les femmes offrent des chocolats aux hommes !


Le chocolat, acheté ou préparé maison, est destiné à l'homme aimé. S'il aime celle qui lui a offert le chocolat, il lui répond un mois plus tard, soit le 14 mars, en lui offrant aussi bien des sucreries que des fleurs. En absence de réponse, l'aimante doit alors se faire une raison.
Cette journée porte le nom de jour "blanc" (White Day). Cette journée fut inventée par une société fabriquant des marshmallow en 1960 (c'est la raison pour laquelle ce jour porte le qualificatif de "blanc").



Maintenant, la courtoisie veut qu'une femme offre en réalité du chocolat à tous les hommes qu'elle côtoie, en particulier les collègues de travail. Elle offre à ce moment-là du "giri choco", se traduisant littéralement par "chocolat obligatoire", c'est à dire du chocolat marché.
En revanche, elle réserve le "honmei choco", soit "chocolat authentique", au favori, comme vous l'aurez deviné.





Mais comment la Saint-Valentin a-t-elle bien pu arriver au Japon ? Et surtout, pourquoi a-t-elle pris cette forme si étrange ?


L'Histoire va vous apporter les réponses.

Il aura fallu beaucoup de temps avant que la Saint-Valentin ne se fasse accepter, et ce en dépit des intérêts commerciaux qui finiront cependant par l'emporter.

En effet, dès 1936, des campagnes publicitaires tentent de lancer cette célébration, mais c'est un échec total.

Du coup, il faudra attendre après la guerre, en 1955, avant que des grands magasins n'ose risquer une nouvelle fois l'aventure, en essayant de répandre l'idée que les couples devraient s'échanger des cadeaux au moins une fois dans l'année. Mais, une fois encore, la sauce ne prend pas.

Quelques années plus tard, en 1958, un directeur des ventes d'un fabricant de chocolats, la maison Morozoff, entend parler de la Saint-Valentin par une de ses connaissances en Europe. Il décide alors d'exploiter commercialement cette idée, en vendant le 14 février des chocolats s'accordant sur le thème de la Saint-Valentin.

Voilà qui explique pourquoi aujourd'hui le chocolat est au centre du "white day" japonais. Reste une question : pourquoi les femmes seulement offrent et pas les hommes ? Sûrement pas, comme on pourrait le penser de prime abord, pour une raison de culture. Non, l''explication "marketing" est bien plus probante : l'intégration de la Saint-Valentin a été une offensive commerciale, dont la cible privilégiée, pour ne pas dire unique, fut la femme au foyer, vecteur de son succès.

Ce succès n'est toutefois pas immédiat, et il faudra attendre vers 1975 pour que la fête devienne réellement populaire. Il aura donc fallu près de 40 ans pour cela !

De nos jours, on estime qu'à peu près la moitié des japonaises pratiquent la coutume. Elles y consacrent en moyenne 1000 ¥ (10 ¤), ce qui représente un chiffre d'affaire au niveau national de 60 milliards de yen, soit 600 millions d'euros environ.

Enfin, elles en offrent chacune en moyenne à 4 ou 5 hommes (60 % des célibataires dans les 20 ans en offrent à plus de 6 hommes, ce qui est bien compréhensible !).



A noter que la Saint-Valentin est maintenant populaire en Chine, à Taiwan et Hong Kong, ainsi qu'en Corée qui a même adopté le « White Day » (mais les garçons coréens offrent plutôt des sucreries).


La Saint-Valentin japonaise, et le White Day

# Posté le mardi 14 juillet 2009 18:34

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 14:17

Le Hanami

Chaque année fin mars, début du mois d'avril, un front de floraison déferle sur tous les cerisiers du Japon, depuis Okinawa à l'extrême sud-est jusqu'à la septentrionale Hokkaido. En l'espace d'un mois, le pays du Soleil levant revêt ses plus beaux atours rosés, d'un bout à l'autre de l'archipel.

Le Hanami, ou fête des cerisiers en fleurs est très populaire au Japon, elle symbolise l'arrivée du printemps mais aussi le début de l'année fiscale, scolaire et universitaire.Dès le mois de mars, on surveille attentivement l'éclosion des premières fleurs de cerisier (sakura), y compris dans les média. L'île d'Okinawa, au sud de l'archipel est chaque année la plus précoce et démarre le front de floraison des cerisiers qui arrive en général à Tokyo début avril.


Hanami signifie littéralement regarder les fleurs, et c'est effectivement l'objectif de cette célébration, se réunir sous les cerisiers en famille ou entre amis.

C'est une occasion exceptionnelle pour les Japonais d'échapper pour quelques instants à l'oppressant conformisme social. On pique-nique, on rit, on danse et on boit beaucoup de bière et de saké. D'ailleurs, ça finit souvent en beuverie et chaque année on déplore des morts dues à une absorption excessive d'alcool.

A Tokyo, les meilleurs emplacements sous les cerisiers sont réservés par les entreprises pour leurs employés ; les nouveaux venus sont en général désignés pour faire le pied de grue toute la journée pour « garder » le lieu où se déroulera la fête dans la soirée. Et comble de la détente, il est exceptionnellement permis de s'adresser à un supérieur sans mentionner son titre hiérarchique... C'est sûr qu'à 2 heures du mat', la cravate sur la tête, on est tout de suite plus proches !

Il existe un hanami des abricotiers, répondant au même principe, bien que moins populaire. Cette alternative est plus prisée des personnes, souvent un peu plus âgées, ne cherchant pas dans cette fête un prétexte à la débauche !


Cette pratique remonte au VIIIe siècle lorsque la floraison des sakura (cerisiers) était annonciateur de la saison de plantation du riz. A cette occasion, les anciens avaient pour habitude de déposer des offrandes aux pieds des cerisiers en fleurs qu'ils pensaient investis d'une présence divine, ainsi que de boire du saké en leur honneur.

Par la suite, la cour impériale à Kyoto récupéra le rituel et y rajouta la dégustation de mets raffinés ainsi que la rédaction de poèmes à l'effigie de ces cerisiers. Ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle que cette coutume de boire et de manger retrouvera un caractère populaire et devint une tradition séculaire.


(photo : Personnes faisant un hanami aux pieds du Himeji-jô. Himeji-jō est un château japonais situé à Himeji dans la préfecture de Hyōgo.)


Le Hanami

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 07:55

Kodomo no Hi ("le jour des enfants")

" Koï " signifie carpe et " Nobori " drapeau.

La carpe, est l'un des poissons les plus symboliques des rivières chinoises et japonaises. Il remonte à contre-courants les grandes cascades du Japon et surmonte ainsi tous les obstacles de la vie.

Selon une légende chinoise, une carpe plus hardie que les autres entreprit de remonter le Fleuve Jaune à contre-courant. Elle mobilisa tout son courage et progressa lentement mais avec persévérance contre les flots. Attendris par tant d'obstination, les dieux du ciel la changèrent en un magnifique et puissant dragon d'eau qui prit fièrement son envol au-dessus des eaux tumultueuses du fleuve jaune.

Sur la base de cette légende, la carpe est devenue dans la tradition culturelle japonaise un symbole de courage et de persévérance.

Cette légende est à l'origine de la fête nationale japonaise: Kodomo no Hi ("le jour des enfants").

Chaque année depuis 1948 (rebaptisé), le 5 mai, cinquième jour du cinquième mois, le Japon célèbre ses enfants. En fait, à cette date, seuls les garçons sont à l'honneur. Les filles ont leur fête le 3 mars Hina matsuri (ひな祭り, la fête des poupées).

Le 5 mai, les familles qui ont un ou plusieurs jeunes garçons dressent à l'extérieur de leur maison un mât (koinobori : mât à carpes) sur lequel sont accrochées, flottant au gré des vents, des carpes en tissu ou en papier.

Il y a toujours une carpe noire (Magoi) représentant le père, une carpe rouge (Higoi) et une ou plusieurs autres carpes plus petites symbolisant le ou les garçons de la maison. (voir photo ci dessous)

Des banderoles multicolores (fukinagashi) représentent les flots tumultueux du fleuve jaune.

Le pays tout entier devient alors un gigantesque champ de couleur et chaque parent souhaite à ses enfants la réalisation de ses rêves dans un monde de paix.

Les parents font ainsi le voeu que leurs fils se montrent aussi courageux et persévérants face aux difficultés de la vie que la carpe de la légende...



Quelques détails :

Cette ancienne fête, originellement appelée Tango no Sekku, clôt la Golden Week le 5 mai.

C'est entre l'époque de Kamakura (鎌倉時代) et l'ère Edo que Tango no sekku (端午の節句) fut popularisée en tant que fête des garçons.
Pendant la période de Kamakura, les rites du Tango tombent progressivement en désuétude à la Cour. Cependant, les buke (武家, les familles de samouraïs (侍)) se montrent de plus en plus disposées à accorder une grande importance à cette journée pendant laquelle les jeunes garçons se voient remis des éléments d'armure.
Cette pratique tient probablement son existence du fait que le mot shōbu désignant l'iris (菖蒲) est homophone avec shōbu (尚武) qui signifie, lui, « esprit chevaleresque », « valeurs militaires ».
C'est aussi à partir de cette époque que se répand parmi le peuple la tradition du shoubu-yu (bains d'iris), le saké (酒) d'acores, etc.

C'est à l'époque Edo, à l'entrée dans une société de buke, que le Tango prend une dimension importante. Le bakufu (幕府, gouvernement militaire), les daimyō (大名, seigneurs) et les hatamoto (旗本, vassaux directs du shogun) se devaient de se rendre au palais d'Edo en grande pompe pour adresser un compliment au shogun (将軍) et lui apporter des présents.

En 1948, année de la loi sur les jours fériés, Tango no Sekku devient la fête nationale qui est connue actuellement et est rebaptisé Kodomo no Hi (こどもの日, le Jour des Enfants).


De nos jours, les enfants ne reçoivent plus d'armures de samouraï mais les familles ayant des garçons exposent une gogatsu ningyō (五月人形, poupée de mai) dans le tokonoma (床の間, sorte d'alcôve) de la maison.


Kodomo no Hi ("le jour des enfants")
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# Posté le mercredi 15 juillet 2009 12:29

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 12:53

Hina matsuri ("le festival des poupées")

Le 3 mars est le festival des poupées au Japon, appelé Hina matsuri, ou encore le jour des filles. Les familles japonaises fêtent les filles de la maison selon la tradition avec une nourriture et des décorations spéciales. Un autre nom encore pour ce jour spécial est le festival des fleurs de pêcher. Les fleurs de pêchers son importantes dans la culture japonaise. Elles représentent des caractéristiques féminines importantes telles que le flegme, la gentillesse et la tranquillité et symbolisent aussi un mariage heureux.

Les familles japonaises préparent les décorations pour le jour des filles quelques jours à l'avance. Des poupées traditionnelles appelées hina constituent la décoration principale. Il ne s'agit pas de poupées avec lesquelles on joue mais de poupées qui ne sont exposées que ce jour-là. Elles sont généralement au nombre de 15. Les deux poupées principales sont l'empereur et l'impératrice et les 13 autres représentent des musiciens, des servantes, des guerriers, etc... Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, un tissu rouge recouvre un présentoir, le hina-dan, une sorte de petit escalier où sont posées les poupées hina et qui a généralement entre 3 et sept niveaux suivant le nombre de poupées. On peut aussi voir des accessoire tels que des coffres, des charrettes, ..., qui représentant la dot de la mariée. Chaque fille de la famille aura sa propre collection de poupées hina et elles seront toutes exposées dans la pièce principale de la maison le jour des filles.


Beaucoup de familles se transmettent leurs poupées hina de génération en génération. Le hina-dan est plus que la parodie d'une cérémonie de mariage. Son but est d'amener la santé, le bonheur et la bonne fortune aux filles de la maison. Le présentoir et les poupées doivent être rangés au pire à minuit le 3 mars. Si tel n'était pas le cas, la superstition japonaise indique que la fille devra attendre beaucoup plus longtemps pour se marier ou, peut-être, ne se mariera pas du tout!




En pratique :

Lors de cette journée, la famille et les proches de la petite fille organisent à son attention une petite fête.

Au cours de cette fête, de kimono vêtu (furisode), elle recevra ses amies, dégustera des pâtisseries, pourra déballer quelques cadeaux et ira se recueillir dans un sanctuaire Shintô. Parmi la variété de pâtisserie offerte (« sakura-mochi »...), la plus typique est un gâteau de riz nommé « Hishimochi ». Ce « gâteau », tricolore, a une coupe en diamant. Chaque couleur forme une strate. Les trois couleurs sont le rouge (pour chasser le mal), le blanc (pour la pureté) et le vert (symbolisant la santé). On pourra aussi servir un saké sucré et peu alcoolisé nommé "shirozake".

Chant traditionnel intitulé « Ureshii Hinamatsuri » (Joyeuse fête de poupées).


Hina matsuri ("le festival des poupées")
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# Posté le mercredi 15 juillet 2009 12:52

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 13:09

Les fêtes du Japon

Le Japon est un des pays au monde à posséder le plus de fêtes et de jours fériés (15 jours fériés). Ils proviennent pour la plupart des rites des deux grandes croyances japonaises que sont le shintoïsme et le bouddhisme au Japon.

Si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé.



Jour de l'An (Ganjitsu)
1er janvier

Autrefois, le Nouvel An japonais était basé sur le calendrier chinois et était fêté au début du printemps. Depuis 1873, le Japon fonctionne sur le système du calendrier grégorien et le Nouvel An est célébré le premier janvier. C'est l'une des fêtes les plus importantes de l'année, et qui dure plusieurs jours. Le Nouvel An japonais est un festival traditionnel célébré depuis des siècles et qui a ses propres coutumes.
Les Japonais aiment commencer l'année nouvelle sur de bonnes résolutions.
Pour cela, ils pratiquent un grand nettoyage les derniers jours de décembre qui fait office de rite de purification de la maison. Ils doivent aussi avoir liquidé les affaires en cours et réglé leurs dettes avant d'entamer l'Ômisoka, le réveillon du 31 décembre.
De nos jours, les Japonais prennent des congés du 1er au 5 janvier (parfois même à partir du 27 ou 28 décembre pour les préparatifs du réveillon) et en profitent souvent pour partir en voyage à l'étranger.


Jour de l'accession à la majorité (Seijin no Hi)
2e lundi de janvier

Ce jour est dédié aux jeunes ayant atteint 20 ans depuis le 2 avril de l'année passée ou qui auront 20 ans avant le 2 avril de l'année en cours. Après une cérémonie dans les mairies de chaque ville, les jeunes gens vêtus généralement de kimono pour les filles et d'hakama pour les garçons, vont prier au temple ou au sanctuaire. Les jeunes majeurs sont dès lors autorisés à voter, boire de l'alcool et fumer.


Anniversaire de la fondation de l'Etat (Kenkoku Kinen no Hi)
11 février

Anniversaire de la fondation du Japon par l'empereur Jimmu (660 avant J.-C.).


Jour de l'équinoxe de printemps (Shunbun no Hi)
20 ou 21 mars

Les festivités bouddhiques, appelées Haru no Higan, se déroulent pendant une semaine autour de l'équinoxe. On rend alors hommage aux morts en allant en famille nettoyer et fleurir les tombes. Des cérémonies religeuses dédiées à la mémoire des défunts sont organisées dans tous les temples et dans les foyers des gâteaux de riz et de haricots (ohagi) sont placés sur le butsudan (autel bouddhique familial). Les familles demandent aux prêtres bouddhiques de réciter des sutra pour leur morts.


Journée verte (Midori no Hi)
29 avril

Date anniversaire de l'ancien empereur Hirohito Shôwa, né en 1901. Ce jour est férié depuis la montée de l'empereur sur le trône en 1926. A sa mort en 1989, cette journée, qui marque le début de la Golden Week (semaine où se succèdent plusieurs jours fériés), devint le Midori no Hi, "le jour de la nature", en commémoration de l'empereur. Depuis 2007, le Midori no Hi est célébré le 4 mai, pour que le 29 avril soit entièrement dédié à la mémoire de l'empereur Shôwa.


Commémoration de la Constitution (Kempô Kinenbi)
3 mai

Commémoration de l'entrée en vigueur de la Constitution japonaise à l'issue de la seconde guerre mondiale (3 mai 1947).


Repos national (Kokumin no Kyûjitsu)
4 mai

Chaque année des bénévoles se mobilisent pour planter des arbres, nettoyer des sites naturels et sensibiliser la population à la protection de l'environnement. Anciennement fêté le 29 avril (jour de l'anniversaire de l'ancien empereur Shôwa), le Midori no Hi est depuis 2007, célébré le 4 mai.


Jour des enfants (Kodomo no Hi)
5 mai

Bien que cette fête soit celle de tous les enfants, ce sont surtout les garçons qui sont à l'honneur (les filles ayant la Hina Matsuri le 3 mars). Ce jour-là, les familles qui ont un ou plusieurs jeunes garçons dressent à l'extérieur de leur maison un mât (koinobori) sur lequel sont accrochées des carpes en tissu ou en papier (rite venant d'une légende chinoise). Ces carpes représentent le père (carpe noire), la mère (carpe rouge) et les garçons de la maisonnée. Les parents font ainsi le voeu que leurs fils se montrent aussi courageux et persévérant face aux difficultés de la vie que la carpe de la légende. On offre des boulettes de riz enveloppées dans des feuilles de bambou et des gâteaux de riz fourrés à la pâte de haricots rouges enveloppés dans des feuilles de chêne.


Jour de la mer (Umi no Hi)
3e lundi de juillet

Cette fête a pour but de sensibiliser les japonais à l'importance de la mer pour la nation. Des activités maritimes et des compétitions de sports nautiques sont organisées. On prie pour la prospérité maritime du pays.
Ce jour férié est relativement récent et il n'a donc pas de cérémonies traditionnelles associées.
Instauré pour la première fois en 1995, ce jour avait lieu le 20 juillet. Cette date fut changé pour le 3e lundi de juillet en 2003.


Jour des personnes agées (Keirô no Hi)
3e lundi de septembre

On souhaite longue vie et santé aux personnes âgées. Dans un pays vieillissant comme le Japon, les plus de 65 ans représentent environ 20% de la population.


Jour de l'équinoxe d'automne (Shûbun no Hi)
22 ou 23 septembre

C'est une fête important pour les Shintoïstes du Japon. A ce moment de l'année, le soleil se couche en plein ouest : c'est là que se trouve, d'après une école bouddhique, la Pure Terre Paradisiaque. De plus, l'équinoxe (d'automne comme de printemps), est particulier d'un point de vue astral, car la durée du jour est exactement égale à la durée de la nuit. On fête l'harmonie de l'ordre cosmique et le cycle des saisons (donc de la Vie).C'est l'occasion de visiter des temples et de réciter des prières (sutra). Les familles vont nettoyer les tombes des ancêtres et y déposer des offrandes : des chrysanthèmes sont exposés en mémoire des morts.


Jour de l'éducation physique (Taiiku no Hi)
2e lundi d'octobre

Des manifestations sportives sont organisées partout dans le pays afin de rappeler à tous l'importance du sport dans le développement d'un corps sain.


Jour de la culture (Bunka no Hi)
3 novembre

Cette journée sert à la promotion de la culture, des arts et des disciplines universitaires. Des manifestations culturelles sont organisées à travers tout le pays.
Le Jour de le Culture sert à mettre en avant les arts et différentes matières académiques. Les gouvernements locaux et préfecturaux choisissent généralement d'organiser des expositions d'art, des festivals culturels et des défilés.


Jour de la Fête du travail (Kinrô Kansha no Hi)
23 novembre

De nombreuses manifestations sont organisées pour remercier tous ceux qui, par leur travail quotidien, assurent la prospérité économique du Japon.


Anniversaire de l'Empereur (Tennô Tanjôbi)
23 décembre

Anniversaire de l'empereur régnant Akihito. De nombreux japonais se rendant dans la cour du palais impérial de Tokyo pour souhaiter santé et longue vie à l'empereur. Celui-ci adresse un message à la nation lors d'une émission télévisée.


Lexique :
... no Hi se traduit par Le jour de...
ex : Komodo no Hi -- Le jour des enfants
... matsuri se traduit par La fête de...
ex : Hina matsuri -- La fête des poupées


Ps : Je n'ai mis que les jours de fêtes nationales qui sont fériés.
Toutes les fêtes du Japon ne sont pas nationales. Certaines ne sont célébrées que dans une région ou uniquement dans une ville.

Voir toutes les fêtes ici : http://www.mangaheart.org/?id_rub=japon&id_page=0033



Certaines fêtes important :

HIVERS (21 déc. - 19 mars)
- Bônenkai : Dès le début du mois de décembre, les festivités de fin d'année commencent. Les Japonais se retrouvent en famille, entre amis et collègues pour se féliciter du travail accompli pendent l'année.
- Ômisoka : C'est le 31 décembre! les maisons sont décorées de branches de pin et de bambou (kadomatsu) et les familles dégustent de longues pâtes symbolisant la longévité (toshikoshisoba). A minuit, les cloches des temples bouddhiques sonnent 108 coups correspondant aux 108 désirs terrestres (cf. les 108 spectres d'Hadès dans Saint Seiya !!!). Les rituels du nouvel an (ganjitsu ou (o)shôgatsu) sont alors accomplis avec ferveur. Les Japonais se rendent aux sanctuaires shintoïstes et temples bouddhiques où ils honorent les dieux (kami) et les esprits. Puis ils envoient leurs cartes de voeux (nengajô) et offrent des étrennes aux enfants (otoshidama). [Mais attention, il ne faut pas envoyez des v½ux à une famille qui a perdu un proche au cours de l'année...]
- Saint-Valentin : (voir article précédent)
- Hina-Matsuri : fête des poupées (voir article précédent)
- Setsubun : Avant le début du printemps, les Japonais ouvrent portes et fenêtres de leur maison. Ils lancent des haricots séchés à la volée, pour chasser mauvais sorts et démons.

PRINTEMPS (20 mars - 20 juin)
- Golden Week : Fin avril ou début mai, semaine durant laquelle les salariés japonais sont en vacances, plusieurs jours fériés s'enchaînant. Les aéroports et gares sont envahis et les hôtels des régions touristiques affichent complet, alors que Tokyo se libère...
- Hanami : (voir article précédent)
- Haru no Higan : A l'équinoxe de printemps, vers le 21 mars, les Japonais se recueillent sur les tombes familiales. Ils honorent aussi les âmes de leurs ancêtres durant la semaine de l'équinoxe d'automne (Aki no Higan), vers le 23 septembre.
- Kodomo no Hi : Fête des Enfants. (voir article précédent)

ETE (21 juin - 21 sept.)
- Obon : Fête des morts, vers mi-juillet ou mi-août, selon les régions. Ce rites bouddhique célèbre le retour des esprits des ancêtres dans leur maison pour trois jours. Les maisons et les pierres tombales sont nettoyées et des danses sont organisées (bon-odori).
- Tanabata Matsuri : Fête des Etoiles, 7 juillet, dont l'origine est une vieille légende chinoise qui conte l'amourr de deux étoiles, la Tisserande et le Bouvier.
- Tsukimi : "Contemplation de la lune". Vers mi-septembre, les Japonais organisent des fêtes pour contempler la lune de mi-automne (chûshû no meigetsu).

AUTOMNE (22 sept. - 20 déc.)
- Shichigosan : Le 15 novembre, les familles accompagnent les filles de trois et sept ans et les garçons de cinq ans aux sanctuaires shintoïstes pour prier les dieux de leur accorder santé et sécurité.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 15:34